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Coronavirus et immobilier : construction, investissement, financement ... A quoi faut-il s'attendre ?

Les conséquences de la crise du Coronavirus ne cessent de se ressentir sur les marchés Boursiers malgré la salve de mesures annoncées par les Etats et la Fed. Mais qu’en est-il de l’immobilier, considéré comme LA valeur refuge? Est-il encore raisonnable d’investir dans l’immobilier?

Les conséquences de la crise du Coronavirus ne cessent de se ressentir sur les marchés Boursiers malgré la salve de mesures annoncées par les Etats et la Fed.

Mais qu’en est-il de l’immobilier, considéré comme LA valeur refuge? Alors qu’en début de semaine les trois fédérations du secteur du BTP réclamaient un arrêt temporaire des chantiers partout en France, quelles sont les conséquences directes à craindre pour les mois à venir sur l’ensemble des transactions immobilières ou pour les investissements (en cours ou à venir)? Est-il encore raisonnable d’investir dans l’immobilier? Doit-on craindre pour ses actifs immobiliers en cours?

Pour Quentin Romet, Président de la plateforme de crowdfunding immobilier, Homunity «il est évident que nous allons, dans les prochaines semaines, observer un ralentissement du marché immobilier. Avec l’arrêt éventuel des chantiers pour des raisons de sécurité, la fermeture des cabinets de notaire (pour les passages d’actes de vente et de réservations notamment), la nécessité de passer des équipes en chômage partiel… le secteur de la promotion immobilière sera impacté par la situation actuelle.»

Alors après la chute des marchés financiers, doit-on craindre un scénario similaire pour son portefeuille d’actifs immobiliers? Est-il judicieux de continuer à investir? Le crowdfunding immobilier, placement en vogue ces dernières années, sera-t-il impacté?

«Même s’il est encore tôt pour prévoir exactement les conséquences à long terme pour le marché de l’immobilier, on peut déjà s’attendre à des retards de chantiers partout en France, donc un retard de livraison et en contrepartie des décalages potentiels pour le remboursement des investisseurs. Cependant, ce genre de modification des plannings prévisionnels dans le déroulement d’une opération n’est pas inédit. Les retards de chantier sont l’un des principaux aléas du secteur, que ce soit pour des raisons administratives (recours, PLU…), météorologiques, ou imprévues comme actuellement. Les acteurs de l’immobilier prennent en compte ces paramètres. Les plateformes de crowdfunding qui permettent aux particuliers d’investir dans ces projets immobiliers ont également anticiper ces risques de retard en prévoyant contractuellement des délais de prorogation pour permettre aux acteurs de pallier ce genre de retards imprévus. Or ces retards n’impliquent pas pour le moment un risque de défaut de paiement car à court terme ils ne remettent nullement en cause la qualité d’un programme ou la solvabilité de l’acteur.»

Malgré l’ébranlement de confiance naturel dans tout scénario de crise, les promoteurs continuent d’anticiper leurs opérations à venir et continuent de lever des fonds sur les plateformes de crowdfunding. «Ces dernières, face à la réquisition des établissements bancaires pour assurer un certain maintien de l’économie, peuvent se révéler être la clé pour le financement des acteurs immobiliers», conclut Quentin Romet.

Next Finance 23 mars
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