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Christophe Cattoir : « Les ETF représentent 25 % de notre allocation »

Christophe Cattoir, responsable de la gestion d’actifs chez M comme Mutuelle, choisit des ETF qui offrent une réplication de bonne qualité de la performance de l’indice et se positionne uniquement sur des fournisseurs d’ETF de premier plan…

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Next-Finance: Comment a évolué l’utilisation des ETF chez M comme Mutuelle?

Christophe Cattoir: Bien qu’étant de l’école du stock et du bond picking, je suis désormais un utilisateur de trackers. En effet, ces produits permettent de dynamiser notre allocation d’actifs, notamment via le beta actions. De plus, dans le cadre de notre activité de fonds de fonds actions, ils nous donnent accès à des marchés pour lesquels je connais peu de gérants robustes. C’est par exemple le cas sur les bourses en Asie (le Japon en particulier) et dans les pays émergents. Enfin, nous nous intéressons de plus en plus aux ETF de nouvelle génération, proposant des stratégies smart beta ou de gestion alternative.

Quelle place prennent les ETF comme outils d’allocation?

En ce qui concerne notre fonds de fonds actions – pesant 10% de nos actifs - les trackers représentent environ 25% de notre allocation. Au global, les ETF pèsent donc 2,5% de notre portefeuille global.

Des ETF répliquant le PNL de stratégies de vente à découvert sur les emprunts d’Etat pourraient par exemple nous intéresser…
Christophe Cattoir, responsable de la gestion d’actifs, M comme Mutuelle

Utilisez-vous également les ETF comme outils de couverture?

Oui tout à fait, même si nous ne l’avons pas mis encore en pratique à l’heure où je vous parle. En effet, des ETF répliquant le PNL de stratégies de vente à découvert sur les emprunts d’Etat pourraient par exemple nous intéresser car je ne connais pas de gérants classiques proposant ce type de gestion.

Quels sont vos critères pour sélectionner les ETF (frais? liquidité? Tracking de l’indice?...)?

Tout d’abord, nous choisissons des trackers qui offrent une réplication de bonne qualité de la performance de l’indice. Ensuite, nous veillons à nous positionner uniquement sur des fournisseurs d’ETF de premier plan, comme Lyxor AM, Amundi ou encore iShares car ces produits portent un risque de contrepartie. N’oublions pas que certains ETF avaient fermés lors de la crise financière de 2008.

Il serait intéressant de trouver des ETF permettant de répliquer des stratégies très précises. Je pense en particulier au spread Bund/OAT ou encore à des ETF capables de suivre l’évolution de l’inflation…
Christophe Cattoir, responsable de la gestion d’actifs, M comme Mutuelle

Y a-t-il des classes d’actifs sur lesquelles il reste des progrès à faire?

Oui, en particulier sur les ETF obligataires. Il serait par exemple intéressant de trouver des trackers permettant de répliquer des stratégies très précises. Je pense en particulier au spread Bund/OAT ou encore à des trackers capables de suivre l’évolution de l’inflation, comme il est actuellement possible de le faire via des swaps mais pour des montants très conséquents (de l’ordre de 50 millions d’euros).

Paul Monthe , RF 7 décembre

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