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Capter les sources de valeur relatives à la normalisation du régime d'inflation

Compte tenu de la robustesse de la croissance économique et de la remontée, sans excès, de l’inflation, l’équipe de Groupama AM conserve ses convictions sur quelques thèmes d’investissement: le thème «breakeven inflation» sur les marchés obligataires ou celui des valeurs boursières cycliques, favorablement exposées à la conjoncture, sont jugés porteurs.

En début d’année, les «newsflows» positifs sur l’emploi US et sur l’inflation ont paradoxalement déstabilisé les marchés, qui ont traduit ces tendances par des perspectives de resserrement monétaire plus strict outre-Atlantique. L’inflation telle qu’elle est interprétée par les investisseurs est devenue une source de volatilité.

«Des pics de volatilité sont possibles, consécutifs à des réactions d’hystérèse. L’interprétation des publications macroéconomiques modifie le comportement des investisseurs qui ne sont plus habitués à devoir intégrer ce risque dans leurs stratégies d’investissement» constate Nicolas Dubus, gérant de portefeuille.

S’il faut s’attendre à une volatilité désormais plus élevée, il s’agit avant tout d’une normalisation après les niveaux historiquement bas observés en 2017, qui faisaient figure d’anomalie.

Arbitrage de courbes et de maturités sur les marchés de taux

Entre croissance économique robuste, regain progressif de l’inflation, remontée des taux et retour de la volatilité, l’enjeu est de déployer une gestion non contrainte et active, permettant de tirer parti de différentiels de taux d’une zone géographique à l’autre, d’une classe d’actifs à l’autre, compte tenu notamment des avancées des cycles monétaires.

«Nous privilégions évidemment les segments obligataires les moins vulnérables au resserrement monétaire américain et au risque de taux. Le recours à des stratégies de pente, de spread ou de type ‘breakeven inflation’ est source de performance absolue, tout en immunisant les portefeuilles obligataires contre une remontée trop vive des taux» ajoute-t-il.

Dans le cadre de son approche «breakeven inflation», l’équipe de Groupama AM exploite différentes sources de performance en intégrant des stratégies directionnelles ou de valeurs relatives sur l’inflation, des arbitrages de courbe entre les pays ou des arbitrages de maturités.

«L’arbitrage de courbes et de maturités fait particulièrement sens, puisqu’aux Etats-Unis l’inflation cyclique influence surtout la partie 2 à 5 ans de la courbe de taux, quand les maturités 5 à 10 ans sont les plus sensibles au rebond de la confiance en zone euro» affirme Nicolas Dubus.

«Par ailleurs, nous maintenons un haut degré de sélectivité des titres dans l’univers du crédit, au sein duquel nous continuons à favoriser les maturités courtes pour limiter le risque de taux. Nous conservons un positionnement structurellement en faveur de la dette financière (particulièrement bancaire), quoiqu’en légère réduction dans le cadre du pilotage du risque au sein de nos portefeuilles, tenant compte du changement de régime de volatilité observé sur les marchés» complète Gaëlle Malléjac, Directrice des Investissements, Gestions actives.

Quatre grands thèmes boursiers

Globalement, l’environnement de croissance et d’inflation cyclique reste porteur pour les marchés actions, d’autant que la remontée des taux devrait être contenue. Selon les estimations, la croissance bénéficiaire des entreprises devrait atteindre respectivement 19% et 8% aux Etats-Unis et en zone euro en 2018, un catalyseur favorable à la hausse des marchés.

«Nous maintenons nos convictions sur quatre grands thèmes boursiers: les valeurs cycliques, bien positionnées pour profiter de l’environnement conjoncturel et de l’impact du raffermissement de l’inflation, les valeurs capables de tirer parti des efforts d’investissement et de gains de productivité ̶ c’est notamment le cas dans le secteur technologique ou celui des semi-conducteurs ̶ , la sélection de quelques valeurs émergentes à fort potentiel» précise Gaëlle Malléjac.

Le quatrième thème est celui des fusions & acquisitions, portant sur des sociétés cotées «acquéreuses» ou «cibles» lors d’opérations de M&A, et dont les cours de bourse sont susceptibles d’être galvanisés lors de ces rapprochements.

En revanche, l’équipe de Groupama AM reste à l’écart des utilities, peu présente sur les télécoms et très sélective sur les autres valeurs défensives au sens large.

Les compagnies de ces secteurs voient leurs cashflows récurrents pénalisés par les hausses de taux et profitent peu de l’amélioration conjoncturelle.

«Par rapport à nos perspectives de fin d’année dernière, rien n’a fondamentalement changé dans notre vision des marchés. Le retour à une volatilité «normalisée» nous a incités à des ajustements marginaux en portefeuille, dans le cadre de notre gestion rigoureuse des risques, mais nos scénarios restent selon nous totalement opérants» conclut-elle.

Next Finance 3 avril
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